15 Jours avec le Siemens SIMpad SL4

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Introduction

S’il y a un marché dans le monde des PDA qui échappe un peu aux geeks, de par son coté confidentiel et la diffusion restreinte des informations, c’est le monde de l’entreprise et de ses outils nomades spécifiques : celui des HandheldPC. En effet a coté de la très forte poussée réalisée par les plateformes dites tablettes graphiques à taille réduite, symbolisée par les PalmSize PC et les PocketPC – ces derniers équipés d’un WindowsCE spécialement développé pour être entièrement fonctionnelle avec un stylet sur un écran tactile de taille réduite (240×320) – il existe une plateforme ayant la même souche de système d’exploitation (donc WindowsCE) mais adapté à un matériel disposant en plus d’un écran tactile de taille supérieure (640 x 240), normalement un clavier mécanique le transformant en Mini Portable.

Outre cette différence importante d’un point de vue matériel, qui fait de cette solution, le HandheldPC donc, un concept un peu plus encombrant que les PocketPC proprement dit, le système d’exploitation prend en compte ce nouveau périphérique de saisie, et intègre généralement nativement l’utilisation classique de périphériques à la norme PCMCIA, et souvent la présence de Modems intégrés. Le système d’exploitation utilisé est un système Microsoft WindowsCE, en version 3.0 pour les plateformes les plus récentes (depuis 2 ans), mais dans une déclinaison dite HandheldPC 2000.

Les contraintes de tailles et de poids de ces plateformes les ont directement destinées à une utilisation quasi exclusive en entreprise, la taille de l’écran facilitant la transcription et le développement d’applications normalement utilisées sur un poste banalisé PC : cette plateforme a été une véritable aubaine pour concevoir des solutions nomades autonomes de très grande qualité (exemple des diagnostics EDF / GDF conçus sur ces plateformes).
D’un point de vue matériel et concepteurs de plateformes, la société Hewlett Packard s’est rapidement imposée comme leader en réalisant la série des Jornada 6xx et 7xx. D’abord architecturées autour d’un processeur SH3 un peu poussif, la plateforme a normalement migrée avec un solution à base de processeurs StrongARM décliné en plusieurs vitesses de fonctionnement (entre 160 et 206 MHz).

On aurait pu croire que ce marché, qui semble être un marché «niche» allait rester longtemps occupé par Hewlett Packard, notamment parce que celui des PocketPC et plateformes assimilées est plus intéressant d’un point de vue des volumes de ventes, mais c’était sans compter avec la société Siemens qui signe ici encore une nouvelle façon de concevoir la mobilité en entreprise avec le concept du SIMpad SL4

Le Hewlett Packard Jornada 720 (HPC2000): leader du marché des HPC2000

Le concept SIMPad

Le SIMpad conçu par la société Siemens se détache totalement de la plateforme connue et promue par Hewlett Packard, on pourrait même dire que leur seul point d’accroche reste le système d’exploitation Microsoft WindowsCE 3.0 dans sa déclinaison HandheldPC. En effet le SIMpad est largement plus imposant avec une taille de 263 x 180 x 28 mm et accuse sur la balance, un poids de 1 kg. D’ores et déjà ce n’est pas la même catégorie de mobilité !

Mais ce n’est pas la seule chose, à la vue des dimensions on peut se demander comment est conçu ce matériel… c’est finalement relativement assez simple : Siemens a totalement fait l’impasse sur l’ajout de clavier et propose un large écran de 8,4 pouces avec une résolution d’affichage fixe de 800 x 600 (matrice réelle) !

Il s’agit bien ici d’une véritable tablette graphique disposant donc d’un très grand écran nous autorisant à penser à des fonctionnalités et une qualité d’affichage des informations sans aucune autre mesure avec un PocketPC et même un HandheldPC !

La Boite du SIMpad

Le SIMpad est livré dans une boite imposante et très bien protégé. L’appareil en lui même est recouvert d’une membrane de celophane expansé qui absorbe les chocs, le tout étant solidement dans une architecture de carton rigide coincé dans la boite.

Contenu de la Boite du SIMpad

Le SIMpad est livré avec 3 stylets, un transformateur, un câble d’alimentation, 3 manuels, et non visible, le câble de connexion série. A noter que la fiche de connexion série du SIMpad reprend la traditionnelle fiche de connexion des produits siemens (GSM de la série x35).

le SIMpad Sl4 en face

le SIMpad Sl4 : une véritable tablette

Voici le SIMpad de face, vous remarquerez la grande taille de l’écran et la disposition astucieuse d’un pad directionnel et du haut parleur.
D’un point de vue matériel, ce SIMpad est classique, se rapprochant au maximum de la plateforme standardisée par Microsoft pour PocketPC2002.

HARDWARE
Processeur: StrongARM 1110 32-bit à 206 MHz
Affichage: 800×600 (diagonale de 8.4″) 65000 couleurs TFT rétro éclairé par dessous – écran tactile
Mémoire (en Mo): 64Mo de RAM, 32Mo de flashROM
Système de saisie: stylet avec système de reconnaissance de caractères (unitaires), clavier virtuel (logiciel), pad de navigation
Ports Externes: port série RS232, port infrarouge IrDA à 115 Kbits / secondes
Lecteurs de cartes intégrés: Lecteur de Smart Card, Lecteur de PCMCIA type II
Energie: batterie Lithium-Ion rechargeable d’une capacité de 2800 mAh (au moins 7 h)
Dimensions – poids: 263 x 180 x 28 mm – 1 Kg
Accessoires: chargeur standard avec câble de connexion, câble de connexion série, Lot de 3 stylets, CDROM et 3 manuels cumulant une dizaine de langues

Nous pouvons déjà spéculer sur 3 caractéristiques techniques :

l’écran disponible a une résolution de 800 x 800 sur une diagonale de 8,4 pouces, ce qui fait une surface d’affichage réellement gigantesque, jamais vue sur une solution WindowsCE. Contrairement aux plateformes PocketPC 2002, le rétro éclairage n’est pas disposé sur le coté de l’écran mais bien derrière la matrice (comme pour le PocketPC Casio 505F). il en résulte que les couleurs affichées sont contrastées et nettes ! la qualité d’affichage est sans aucune mesure avec un PPC2002 utilisant majoritairement un écran transréflectif. Par ailleurs, le pendant de cette solution technique fait que l’écran est réellement illisible en plein soleil et que son angle de lecture est très faible ; ainsi si vous disposez cette tablette sur vos genoux et la disposez de manière à augmenter l’angle de lecture au delà d’un approximatif 45° à la verticale de l’écran, l’affichage se négative jusqu’à devenir illisible, un peu comme sur un ordinateur portable. Enfin il est impossible de couper totalement le rétro éclairage, le niveau le plus faible paramétrable l’activant nécessairement pour pouvoir consulter les informations affichées. Il est facile de convenir que ce grand écran est le consommateur essentiel de la batterie, mais nous verrons plus loin que la batterie embarquée est bien calibrée.

le SIMpad comparé à un Audivox Maestro (PPC2002)

Les lecteurs de cartes intégrés à cet appareil sont « classiques » par rapport au format ; on retrouve un port PCMCIA type II qui est calibré pour recevoir tout type de périphériques jugés soit compatibles soit disponibles avec des drivers spécifiques. D’ailleurs l’insertion d’une carte n’est pas facile (un peu dur) et un système d’éjection mécanique est disponible. Il est bon de remarquer que l’insertion totale d’une carte PCMCIA ne se fait pas réellement et qu’environ 2 à 4 millimètres restent en dehors du port PCMCIA. Il en va de même de l’ergot d’éjection même replié. Ce qui est inesthétique, sans gêner l’utilisation de l’appareil.

une carte PCMCIA insérée ressort un petit peu

une carte PCMCIA insérée ressort un petit peu

Le lecteur SMARTCard est quand à lui la grande inconnue de l’utilisation de cet appareil. Ce lecteur de cartes au format carte de crédit doit normalement être utilisé en entreprise pour verrouiller l’accès à un ordinateur par exemple ou pour être le support de cartes d’authentification, par exemple pour rajouter un niveau d’encryptage supplémentaire à des transactions réseaux wireless (la carte a puce contenant la clé de cryptage). Aucun logiciel disponible dans le domaine commercial permettant de l’exploiter n’était présent ; quelques recherches, infructueuses, m’amènent à penser que les développements liés à l’utilisation de cette technologies reste pour l’instant cantonné à des milieux professionnels très distincts (exemple : lecture de cartes bancaires ou de cartes vitales) ; par ailleurs il est possible d’imaginer une utilisation spécifique dans certains milieux professionnels comme système d’authentification sécurisé pour accéder à des ressources réseaux sensibles (milieu militaire, ou entreprises avec connexion à des bases de données centralisées sensibles). Sa présence témoigne d’une cible professionnelle. Enfin après avoir utilisé durant 15 jours cet appareil, je peux convenir qu’il manque un slot d’extension (en ma qualité de geek !); étant habitué avec mon Audiovox Maestro à utiliser conjointement les deux ports disponibles (SDCard pour de la mémoire additionnelle, et CF pour soit de la mémoire, soit une carte réseau Wifi soit une carte CF Bluetooth), il manque au SIMpad cette possibilité.

La connectique du SIMpad SL4

Enfin la batterie aurait pu être la grande inconnue de l’appréciation de ce matériel ; en effet coupler un processeur StrongArm et un écran aussi consommateur d’énergie laisse imaginer des autonomies assez faibles … Pourtant Siemens a quand même équipé la solution d’une batterie de 2800 mAh, soit généralement 2,5 à 3 fois plus importante en capacité que les PocketPC. Par ailleurs le contrôle du rétro éclairage de l’écran dispose d’un indicateur à 8 niveaux de finesse très fonctionnel et aussi très appréciable. Dans une ambiance tamisée le niveau le plus faible ou deux crans au dessus sont largement suffisants pour travailler sans se fatiguer les yeux. Il en résulte que l’autonomie annoncée de 7h n’est pas usurpée et vraiment sous estimée. Les 7 heures annoncés sont certainement liés à une utilisation intensive avec un rétroéclairage maximal et l’utilisation des possibilités de connectivité wireless natives de l’appareil. Pour ma part et après avoir utilisé la tablette dans différentes configurations et notamment en milieu professionnel (prises de notes en réunion, connexion à des bases de données, lecture de documents), j’ai atteint un seuil critique de la batterie en fin de la seconde journée d’utilisation soit après environ 7 heures de réunion et quelques bidouillages. Cette autonomie s’est confortée par la suite. Je dois admettre que c’est réellement un plaisir de se sentir « mobile » et sans fil à la patte pour recharger l’appareil.

D’un point de vue pratique et à l’utilisation de cet appareil, ce qui choque la première fois c’est le poids par rapport à la taille. En effet si le format de la tablette est assez petit, elle accuse néanmoins 1 kilogramme sur la balance, ce qui se ressent finalement assez fortement à la prise en main. Il me semble que ce poids est strictement lié à la batterie. En effet quand on regarde l’épaisseur de la tablette, un genre de boudin en forme de U sur le derrière de la tablette doit abriter la batterie et confère à l’appareil une épaisseur non négligeable. Par contre grâce a des ergots en caoutchouc disposés sur cette excroissance, la tablette, une fois posée sur une table, est d’une stabilité exemplaire.

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La prise en main est finalement assez spéciale, la position la plus confortable que j’ai pu trouver est de poser la tablette sur l’avant bras gauche et de la maintenir grâce à la main en la tenant vers le pad. L’autre main (étant droitier) utilise le stylet et travaille sur l’écran.
Après 15 jours d’essai, et cumulant les transport dans ma sacoche, l’attrait de l’outil est indéniable : beaucoup plus léger qu’un ordinateur portable et beaucoup autonome, cette tablette dispose d’atouts indéniables pour une utilisation nomade.
Enfin, lors de son utilisation en réunion ou colloque, la tablette posée sur un bloc notes et inclinée vers l’utilisateur est dans une position idéale pour travailler et être efficace.

D’un point de vu général, les goûts et les couleurs ne se discutant pas, je ne peux pas affirmer que cette tablette est moche ou jolie. Elle a un aspect massif et abrupt malgré sa coque toute en rondeur qui lui confère une impression générale de solidité et d’assurance. on sent ici, le style « allemand » (sans choquer les geeks d’outre Rhin). L’impression est d’ailleurs confirmée par la prise en main et quelques manipulations hasardeuses. Équipé d’une housse et d’une protection contre l’humidité en général (éclaboussures, embruns de la place …), j’imagine avec facilité que ce matériel peut rivaliser a minima avec des concepts « rugged » de PocketPC ou de WebPad et donc rendre bien des services dans des milieux professionnels « virils » ! Cette appréciation mérite, néanmoins, d’être confirmée, et si c’est le cas, remettrait en question de nombreuses solutions « rugged » au prix prohibitif et inacceptables.

Après ces quelques spéculations pratiques, nous allons regarder de plus prêt ce matériel et détailler la plate-forme matérielle (connectivité, utilisation) et les avantages et inconvénients de son utilisation, lié aussi au système d’exploitation embarqué.

Siemens SIMpad SL4 : le Matériel

Je passe rapidement sur les considérations évoquées ci-avant, pour me focaliser directement sur deux aspects de cette tablette : sa connectivité et l’agrément de son interface matérielle frontale.

Connectivité du SIMpad

L’essentiel de la connectique de la tablette est disponible sur la tranche supérieure de l’appareil vu de face.

première partie des ports de communication du SIMpad SL4

On découvre donc de droite à gauche toute une série de ports de connexion
Il y a tout d’abord le port série qui utilise une fiche propriétaire sur le SIMpad. Enfin propriétaire dans le sens ou la fiche de connexion reprend la fiche standard des téléphones mobiles de chez Siemens (x35, x45), l’interface de connexion coté PC étant classique (9 broches). Que faut il comprend à l’utilisation de ce type de brochage ? tout simplement que toute une gamme de périphériques d’ores et déjà existant est susceptibles d’être fonctionnels avec le SIMpad (c’est ce que l’on appelle la mutualisation des développements matériels ;) ). Ainsi, en découvrant la documentation, on aperçoit toute une gamme de périphériques utilisant ce port, notamment un casque avec deux oreillettes permettant de disposer, via ce même port, d’une « prise » casque (la tablette ne dispose pas de jack 3,5mm). Il existe aussi des câbles de raccord avec les téléphones cellulaires de l’entreprise.
C’est grâce à ce port que l’on peut se connecter au PC pour synchroniser la tablette, classiquement, avec Microsoft ActiveSync (à partir de la v3.0)

Un port inconnu, qui semble être et qui est, au vu du brochage, un USB type B. Ce port n’est pas utilisable en l’état, mais, après discussion avec le chef de produit Siemens, son utilisation se trouve conforté dans le futur, comme un port USB esclave, permettant d’ores et déjà d’envisager des possibilités de connexions plus importantes avec toute une gamme de périphériques, allant du clavier, à la souris ou à toute autre matériel. Un développement de drivers sera néanmoins nécessaire. Il semblerait que son inactivation actuelle soit du à une mauvaise coopération OS / StrongArm, qui ne permette pas son utilisation optimale (stabilité du système et du matériel). Ce port USB sera donc actif comme port esclave avec CE.NET, avec notamment une synchronisation plus rapide.

Une cellule infrarouge symbolisant le port infrarouge que l’on retrouve classiquement dans tout appareil mobile. Un regret toutefois à son utilisation avec WindowsCE (sans savoir l’origine de cette limitation), la vitesse maximale d’utilisation de cette interface est de 115200 bauds, soit un IRDA standard. Un port FastIR (4 Mbits/s) aurait été un plus.

le slot SmartCard, symbolisé par la fente d’insertion de cartes à puces. Le lecteur répond aux exigences du PC/SC Workgroup. Le lecteur SmartCard supporte le protocole de transmission T=1 (défini par la norme ISO7816-3). Le protocole T=0 n’est pas supporté officiellement (défaut hardware du lecteur, mais ce défaut peut être corrigé par un applicatif). Ce lecteur servira principalement à authentifier les utilisateurs du SIMpad SL4 (applicatif d’authentification non fourni). Ce lecteur de Smartcard ne permet pas la lecture de cartes Sesame Vitale, ni de cartes bancaires (car embossée). Le principal focus sera la CPS (Carte des Professionnels de Santé), mais un agrément reste à obtenir du Groupement CPS.

le slot PCMCIA type II, susceptible de recevoir une importante gamme de périphériques disponibles sous ce format. On notera la présence d’un clapet de fermeture qui se remet automatiquement en place lorsque aucune carte n’est insérée, et protégeant ainsi la connectique de l’intrusion de la poussière.

enfin on trouve le traditionnel connecteur d’alimentation et l’emplacement ou vient s’insérer le stylet pour la tablette. Le stylet est tout ce qu’il y a de plus banal, en plastique dur, avec une prise en main correcte et une taille raisonnable, contrairement aux stylets que l’on peut retrouver dans les PocketPC. Il est léger mais avec une bonne longueur (un peut moins grand qu’un BIC) et des aspérités pour qu’il ne glisse pas lors de son utilisation. 3 stylets sont livrés dans le package. Par ailleurs, sa mine est souple et non vulnérante pour l’écran. Son utilisation est plaisante, même si je préfère personnellement un Bic e3 en toute circonstance (toujours dans la poche de la chemise). Une remarque importante sur ce stylet, et comme vous pouvez le remarquer, il n’est pas magnétique et ne comporte, dans sa conception, d’aucun système électronique d’interactions avec l’écran. Mais nous y reviendrons dans la partie suivante.

première partie des ports de communication du SIMpad SL4

Il existe par ailleurs un petit slot de connexion / d’attache disponible sur l’arrière de tablette en position centrale. Cela permet en fait d’attacher la tablette sur une genre de base et d’assurer sa recharge tout en l’inclinant de 30°. Une fois installé, vous disposez d’une carde numérique pour afficher vos photos, en utilisant quelques logiciels spécifiques de défilement de fichiers images … de quoi faire impression au bureau avec les photos de vos dernières vacances, ou encore les premiers pas du petit dernier (ou encore ses premières dents de lait tombées ;)). Mais au dela de cette utilisation ludique, les connecteurs électriques permettent une recharge de l’appareil sans utiliser le connecteur sur le coté. Enfin, il permet de transformer le SIMpad SL4 en véritable poste de travail léger (client / serveur) en liaison WiFi par exemple. Un clavier sur port série est d’ailleurs disponible chez IBIZCORP.COM

Le SIMpad dispose donc d’un arsenal de connexions intéressant et standard, ou le rajout d’un second port d’extension n’aurait pas été superflu. Il semble néanmoins regrettable que la connexion de cette tablette à un PC ne puisse se faire qu’au travers d’un câble série, ce qui handicape légèrement les temps de transferts de gros fichiers. Enfin, le présence d’un port USB esclave encore non utilisé, est un gage de pérennité et d’avenir, si toutefois les développements logiciels et sa prise en charge sont confirmés dans l’avenir.

Fonctionnalités de l’interface frontale du SIMpad

Comme vous pouvez le remarquer et le comprendre, l’écran occupe la majorité de la surface utilisateur de la tablette, et, toutefois, le coté droit de cette dernière est occupé par le centre de commande.
On y trouve de bas en haut:

un haut parleur permettant de rendre les sons systèmes, ou encore les notes ou MP3 lus. Tout en étant de qualité moyenne (en terme de rendu sonore, que ce soit les aigus ou les graves), les sons sont correctement audibles et compréhensibles. Le haut parleur est puissant et risque de vous surprendre lorsque vous redémarrez la tablette … un conseil donc, laissez le son a son minimum. Il remplit donc son rôle pour rendre des notes vocales.

deux led qui indiquent le fonctionnement de la tablette: la première indique si la tablette est en fonctionnement, la seconde est un indicateur de charge passant de la couleur orange pour une charge en cours, à une couleur verte lorsque la charge de la batterie est complète. A noter que le chargeur livré avec la tablette est un chargeur dit rapide, utilisant pour cela un ampérage élevé. La charge de la batterie prend environ 3 heures (si la tablette n’est pas utilisée)
un premier bouton est alors disponible juste au dessus des leds. Il est majeur car il permet d’appeler, ou que l’on soit dans le système ou dans une application, le clavier virtuel qui permet donc la saisie de texte ou toute autre opération. Le clavier virtuel est un outil indispensable! Cet utilitaire logiciel, paramétrable en taille et en touches affichées (clavier numérique en sus ou même touches fonctions comme sur un clavier PC) est l’application la plus utilisée sur la tablette, des qu’une saisie de texte ou l’habitude d’utiliser des raccourcis claviers se fait sentir. La tablette ne disposant pas d’une reconnaissance de caractères conviviale et efficace (voir plus loin) ce clavier virtuel est intéressant. D’autant plus intéressant qu’il apparaît en premier plan sur les applications sans les inactiver: il est utilisable dans une application, sans qu’il soit nécessaire de faire un copier coller du texte « virtuellement tapé » puisque l’application d’appel reste ‘active »

un pad directionnel à 4 directions indiquées. Ce pad, large et agréable permet de se déplacer dans les applications et par ailleurs simule la touche « entrée » lorsqu’on utilise l’appuis sur la direction droite et la touche « « lorsqu’on utilise l’appuis sur la touche direction « gauche ». Je vous le dit tout de suite, je n’ai pas fait de test permettant de voir si le pad reconnaissait 8 directions au lieu des 4 indiquées. Je n’en ai pas vu l’intérêt sur une tablette dite professionnelle sur laquelle peu de jeux sont disponibles. Par ailleurs, Snails, le seul « jeu » de qualité, disponible en version bêta pour HPC2000 n’a pas fonctionné sur le SIMpad (plantage de l’application). Il est vrai que ce dernier est dit en version bêta pour HPC2000 de type Jornada 72x.

le bouton ON/OFF

Un dernier bouton correspondant à l’appel du menu contextuel (clic gauche). Son utilisation conjointe à l’utilisation du stylet (sélection) permet de simuler un click gauche de la souris et donc d’afficher un menu contextuel (variable selon l’endroit ou l’utilisateur se trouve). Aux premiers abords cette utilisation n’est pas facile, car le maniement de la tablette n’est pas commode. Après quelques jours d’utilisation, c’est un peu plus intuitif et un peu plus facile en utilisation. En fait, l’appel des menus contextuels est réellement fonction des habitudes de l’utilisateur et des habitudes de manipulation de la tablette. Pour l’avoir utilisé quelques temps, le seul appel probant que je faisais de ces menus contextuel était lié au « vidage » de la corbeille …

Les commandes du SIMpad SL4

Les boutons sont en plastique souple et rugueux qui accroche au doigt et de touché agréable. Le pad est de consistance différente, plus rigide et moins rugueux.

A gauche de la tablette en haut, un trou abrite le microphone.

Concernant l’écran du SIMpad SL4

Sans aucun doute l’écran de cette tablette est véritablement une réussite, dans tous les sens du terme et pour cela il faut distinguer deux aspects:

La dalle tactile tout d’abord: D’une diagonale de 8,4 pouces, et d’un toucher agréable doux, avec une excellente réponse de la dalle tactile (sans avoir nécessite de faire une pression conséquente pour avoir un résultat), l’écran réagit à la pression de tout objet posé dessus et de préférence un stylet adapté. Le contrôle est précis et efficace, permettant d’envisager sans difficultés des utilisations précises telles que l’élaboration la consultation ou la modification de plans d’architectes. La dalle est tactile et non pas magnétique, et cela à deux conséquences majeures:

La première est que n’importe quel objet peut servir de dispositif de pointage, aussi bien le stylet fourni qu’un autre, acheté dans le commerce ou même vos doigts. Le choix technique de ne pas utiliser une dalle magnétique calibrée avec un stylet spécifique est discutable à la vue de la taille de l’écran.

Car la seconde conséquence majeure est que lors de la saisie de texte à main levée (en utilisant le système JOT inclus) par exemple dans un texte ouvert dans Pocket Word, l’appuis d’une partie de la main (la paume) sur l’écran (à cause de la fatigue), entraîne un déplacement du curseur de saisie et donc un déplacement malencontreusement du point d’insertion du texte en cours de saisie. Si comme moi vous êtes un peu faignant, et que lorsque vous écrivez, la paume de votre main effleure la surface d’écriture, cela peut déplacer le curseur et donc déplacer le texte en cours de saisie.

De prime abord, il suffit de faire attention. Mais si lors de saisie au long cours, vous fatiguez, et bien le système n’est pas efficace et des erreurs sont possibles.

Comment palier à ce problème ? En utilisant des dalles magnétiques réagissant exclusivement à un stylo magnétique spécial. Inconvénient du système: stylo spécifiques, chers et exclusifs de l’utilisation de la tablette (comme on peut le voir sur les tabletpc).

L’exclusion de cette possibilité technique est un choix technique de siemens, dont l’avenir validera la viabilité technique.

C’est clair, sans être une réussite, l’interface utilisateur du SIMpad SL4 remplit son rôle et satisfait l’utilisateur, après une courte période d’apprentissage.

En Conclusion

Il est vrai que le SIMpad innove et n’a pas d’équivalent sur le marché, aussi est il difficile d’avoir une critique objective et basée sur une comparaison de la concurrence. Tout d’abord si le SIMpad ambitionne apparemment une implantation exclusivement réservée au marché professionnel, alors qu’il dispose d’une plateforme proche des webpads, webappliances, j’imagine plus sa diffusion comme une tablette graphique multi- utilisations et je considère qu’il est à la convergences de plusieurs marchés. Autant Hewlett Packard dispose t’il d’un HPC2000 exclusivement réservé au marché professionnel, autant le SIMpad a certainement le potentiel de plus de convergences et d’utilisations. D’un point de vue matériel, sa connectivité et ses options en font un matériel paré pour le présent mais aussi pour l’avenir avec notamment le smart card, son autonomie sans failles, et son port PCMCIA qui s’accommode de nombreux matériels disponible sur le marché. Son écran de très grande qualité avec un excellent contraste et piqué en font un outil très professionnel mais aussi très plaisant aussi à utiliser dans un espace ludique et personnel. Si nous pouvions nous hasarder à nous projeter dans un futur qui ne pourrait pas être si lointain que ça… peut être que dans les esprits diaboliques des concepteurs s’imaginaient déjà la console du futur à partir de laquelle vous pouvez contrôler l’intégralité de votre maison. En effet quelle plus belle utilisation que le SIMpad connecté via un réseau sans fils local vous permettant de contrôler les éléments domotiques de votre maison ?
Reste que malgré la débauche de technologies et de trésors de conceptions que nous avons devant nous, il reste une inconnue de taille: c’est le fonctionnement de la tablette et son agrément avec le système Microsoft WindowsCE 3.0 HandheldPC 2000 édition. Et c’est justement l’objet d’un prochain article …
Remarque sur Windows CE.NET : un produit HPC2000 peut migrer vers CE.NET via un centre de SAV SIEMENS, car la ROM est flashable. La version CE.NET sera disponible dans quelques semaines, et présente avant tout l’avantage indéniable d’offrir une fluidité de connexion en mode client léger exemplaire ! Plus de rapidité dans l’exécution des programmes, Transcriber vient remplacer le JOT, le port USB devient actif comme port esclave.
Nous tenions à remercier vivement la société Siemens pour le prêt de ce matériel cet été. Cet article est téléchargeable au format ebook Microsoft reader pour PocketPC, tabletPC et Windows classique. Pour télécharger, cliquez ici (682 Ko non zippé)
Les Plus:
  • Ecran (luminosité , taille)
  • Autonomie (> 8h rétroéclairage a fond)
  • Puissance (StrongARM 206 MHz)
  • Flashable WindowsCE.NET !!!!!
  • PCMCIA type II
  • « USB esclave » pour le futur
  • WindowsCE 3.0 complet (HPC2000) avec internet explorer 5
Les Moins:
  • Smartcard peu utilisable
  • pas de port Compact flash
  • USB non utilisable (en version HPC2000)
  • un peu lourd (1kg)
  • Potentiel hardware non utilisé en totalité

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