Le TabletPC pratique: l’avis des Utilisateurs | Le TabletPC pratique: l’avis des Utilisateurs – TabletPC'Corner

Le TabletPC pratique: l’avis des Utilisateurs

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Pour les 1 an de TabletPC’Corner, j’ai cherché durant quelques jours une idée pouvant sortir un peu de l’ordinaire, quelque chose de majeur que les visiteurs auraient pu apprécier, sans toutefois quitter la thématique du site (les Tablet PC) mais qui aurait vraiment apporté un plus, que je ne suis peut être pas à même d’apporter.

L’idée m’est venue assez naturellement, en juillet. Cela fait un an que le site existe, avec des news et des reviews de matériels, des informations diverses et variées, et finalement peu d’avis d’utilisateurs exposées, si ce n’est en commentaires de News; donc pourquoi ne pas faire un article qui donnerait la main aux utilisateurs de Tablet PC pour exprimer les raisons de leurs choix et la façon dont ils utilisent le leur ? …

Prise de contact, matrice de plan, et un mois et demi plus tard, voici 7 utilisateurs qui vous racontent les raisons du choix de leur Tablet PC et comment ils l’utilisent au quotidien.

J’ai préférer occulter ma propre participation, pour ne pas interférer avec leurs avis, et pour ne pas avoir non plus à corriger ni justifier leurs appréciations. Aussi, ce sont bien les propos originaux des auteurs qui sont regroupés ici, sans censures ni corrections (hormi la mise en page et les potentielles fautes d’orthographes).
Je tenais d’ailleurs à remercier chalereusement chacun des participants, qui ont bien voulu, prendre de leurs temps précieux, pour partager leurs expériences à toute la communauté.
Donc un Grand merci à Pierre, Jean-Pierre, Patrice, Vincent, Nicolas, Emmanuel, et Sébastien, pour leur effort, qui vaut pour moi, toutes les récompenses de cette première année d’activité.

Je vous laisse donc apprécier les témoignages de ces utilisateurs quotidiens de tablet PC, qui analysent avec rigueur et professionalisme leur outil de travail quotidien.
Et je vous invite à participer aux discussions inhérentes à cette lecture, qui ne laisse pas « indemne », dans le forum et le sujet associé.

Bonne lecture

HPClean
Stéphane TORRES
Tablet PC Evangelist – TabletPC’Corner
Un site membre de la communauté Sorobangeeks

Cet article est téléchargeable au format ebook Microsoft reader pour PocketPC, tabletPC et Windows classique.
Pour le télécharger, cliquez ici (253 Ko non zippé)

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Pierrot78

Machine: ACER C102Ti, acheté 999$ sur ebay en Mai 2003

Le TabletPC pratique: l

Job :Je suis développeur logiciel/analyste performance

but : j’hésitais entre un Tablet PC et un PDA …

utilisation :
– en voyage et en voiture avec le GPS (connecté avec Microsoft Street and Trips)
– machine de backup/test (biboot : linux & windows) test d’un serveur web pour galleries photos et petit forum à la maison

les plus du produit: très portable, amuse les petits neveux ;)

les moins : problèmes dans la restitution énergétique avec ma carte USB2 (carte additionnelle PCMCIA) et pour mettre un cdrom/dvd bus-powered

utilisation mode tablette/mode portable : 10% actuellement (je suis surtout sur linux) (euh … mes petits neveux aiment bien la tablette :)); le mode tablette est pratique avec le GPS en voiture. En utilisation classique, ce n’est pas ma priorité d’utilisation.

Appréciation générale:
bref globalement expérience positive … le Tablet PC fait encore un peu gadget mais il y a des aspects pratiques non négligeables …

{mospagebreak title=Jean Pierre}

Jean Pierre

Présentation
Je suis Doctorant-Chercheur en Informatique et je fais des cours régulièrement sur plusieurs universités parisiennes. J’ai toujours été un fan de gadgets et un « early adopter » de toutes les nouvelles technologies depuis les Psion, Palm et téléphones portables. On peut donc dire que je suis un « Geek » (dans le bon sens du terme).

Mon TabletPC
Je possède un Compaq TC1000 depuis décembre 2002. J’ai choisi celui-ci parce qu’il était disponible, beau, qu’il a une bonne autonomie et parce que je voulais un nouveau portable léger.
Auparavant, j’ai possédé deux portables Dell beaucoup plus lourds et moins peaufinés niveau design.

Le TabletPC pratique: l

Conditions d’utilisation
Au bureau et chez moi, j’ai des machines fixes sous Linux qui sont mes machines principales. Mon TC1000 est complémentaire. Je le transporte lorsque je vais à des réunions ou pour faire des cours avec un support PowerPoint. Je l’utilise aussi pour répondre à mes mails en déplacement par l’intermédiaire de la connexion Internet de mon mobile.
J’ai investi dans l’achat de deux batteries supplémentaires pour être sûr de ne jamais tomber en panne de batterie.

Mon utilisation
Mon TabletPC me sert à la fois, par ordre d’importance :
– Pour écrire des mails. C’est mon seul ordinateur qui efface les mails de mes serveurs de courrier. J’utilise Mozilla.
– Pour transférer des fichiers entre mon bureau et chez moi. J’ai installé Subversion.
– Pour lire/écrire des documents MS Office Word ou PowerPoint. J’utilise tant que possible Open Office mais ce n’est malheureusement pas toujours possible.
– Pour organiser mes infos personnelles en utilisant Outlook (agenda, contacts, tâches)
– Pour faire du web de mon canapé dans le salon en utilisant le réseau Wi-Fi chez moi. Avec Mozilla.
– Pour écrire les plans de documents que je rédige. J’utilise MindManager version TabletPC mais en mode clavier/souris. Merci à TabletPCCorner de m’avoir fait découvrir ce soft.
– Pour prendre des notes en réunion grâce au Journal Windows.

Les Plus / Les Moins
(+) Concept intéressant en théorie (à la fois ordinateur de bureau, portable et bloc-notes). J’ai toujours souhaité utiliser le moins de papier autant que possible.
(+) (spécifique TC1000 ?) Solidité et qualité de l’écran. Je trouve que mon écran est très lumineux et sa protection en verre trempé est rassurante et autorise le pointage d’infos sur l’écran.
(+) Navigation sur le web au stylet.
(+) (spécifique TC1000 !) Processeur Transmetta. Je voulais un processeur de marque autre qu’Intel !!
(+) L’annotation de document pour faire des commentaires (après impression sur le « Rédacteur de Note du Journal). C’est très pratique et ça évite de s’envoyer par La Poste des impressions anotées.
(-) Le prix. Le surcoût par rapport à un portable classique n’est pas justifié. Ok, j’admets que c’est aussi de ma faute, je l’ai acheté trop tôt.
(-) A mon avis, le concept de papier électronique pour la prise de note n’est pas viable. Sur un écran d’ordinateur, on ne peut pas aligner 4 pages côte à côte comme avec du vrai papier sur un bureau et on ne peut pas feuilleter un document comme avec un vrai cahier papier. Peut-être que c’est utile pour le travail collaboratif, mais au niveau d’une seule personne, je crois que rien ne remplacera le bon vieux bloc-notes papier.
(-) Pour la rédaction de documents classiques (p.ex. mail ou .doc), le tandem clavier/souris est plus efficace que le stylet, même avec la reconnaissance de l’écriture et même si elle fonctionne très bien.
(-) (spécifique TC1000 !) J’ai régressé du point de vue des performances par rapport à mon ancien portable (Dell Inspiron 1GHz). Le TC1000 est lent surtout au démarrage de la machine et des applications. Au départ, je pensais que ça ne serait pas un problème. Après 6 mois d’utilisation, j’en ai marre !!!

Avis général
Je regrette d’avoir acheté un TabletPC. J’aurais mieux fait d’acheter un ultra-portable haut de gamme, pour le même prix. Peut-être que c’est un problème des logiciels et que leur amélioration augmentra l’attractivité des TabletPC. Personnellement, après 6 mois d’utilisation, je ne le pense pas. Si les innovations des prochains Tablet PC sont importantes et si le surcoût par rapport à un portable
classique diminue, peut-être que je craquerai de nouveau.

% Tablette / Portable: 10 % Tablette / 90 % Portable

Petits logiciels utiles

Synergy : Permet de partager un clavier et une souris entre deux ordinateur. C’est vraiment utile pour l’utilisation d’un ordinateur portable en seconde machine, à côté de l’écran d’une machine fixe.

{mospagebreak title=Galaga (Webmaster de Smartphony.org)}

Galaga (Webmaster de Smartphony.org)

Votre Tablet PC
Un Portege 3500 de Toshiba.
Le bon compromis entre un vrai portable (l’écran ne se sépare pas du clavier) et un Tablet PC (mais il pivote et se retourne pour en faire une tablette).
Un très bon portable, comme Toshiba sait les faire, il est particulièrement complet, 1.3MHz, 256Mo de RAM, disque de 40Go, Wifi, Bluetooth, lecteur de SD Card, le tout dans un form-factor plutôt compact (A4) même si c’est sûrement le plus ‘gros’ du trio qu’il forme avec l’Acer C110 et le Compaq T1000, c’est aussi assurément le plus polyvalent.
La qualité de fabrication est très satisfaisante (surtout après avoir eu un Dell Inspirion 8000), l’écran à un grain particulier, que je n’avais pas vu sur un autre portable auparavant, mais j’imagine que c’est dû à la présence de la dalle tactile, et bien que particulièrement agréable, il n’en est pas moins strictement inutilisable en extérieur.
La durée de vie de la batterie est variable selon l’utilisation ou non du WiFi, et les réglages de puissance qui sont faits, mais sans avoir vraiment comptabilisé ni fait de statistiques je dirais entre 1h30 et 3H00.

Le TabletPC pratique: l

Les conditions d’utilisation
C’est l’outil informatique du fainéant que je suis, celui qui me permet depuis mon lit, de surfer en mode Tablet (grâce également au WiFi intégré) et de lire mes sites web favoris comme je lirais un magasine le soir pour m’endormir.
C’est également l’objet dont je me sers pour détourner l’attention de mes interlocuteurs lors de rendez-vous ou réunions, qui trop occupés à se demander si je suis fou pour ainsi graver mes notes directement sur l’écran à l’aide de mon stylo bille, n’écoutent pas les balivernes que je leur débite. (En fin de réunion … le responsable informatique de la société dans laquelle vous vous trouvez sera votre ami pour la vie… c’est garanti).
Pour être rationnel (sinon HPClean va pas être content, vous savez comment il est …) je dirais que l’utilisation en mode Tablet PC représente 20% de mon utilisation totale, essentiellement pour le web. Et que je sors l’engin de ma tanière environ 3 ou 4 fois par mois.

Les plus, les Moins
Je ne peux pas réellement trouver de défaut au Tablet PC en général, car celui que j’utilise au quotidien est le parfait « mix » de la technologie traditionnelle dont on a besoin pour travailler tous les jours (celle d’un portable classique), et de la technologie Tablet PC qui demande un temps d’adaptation, non pas de par son ergonomie, mais à cause du manque d’habitude auquel on est confronté quand on doit utiliser un stylo pour manier un PC.
Toute la technologie de reconnaissance d’écriture (ou plutôt d’écriture tout court, puisque le concept du Tablet PC repose surtout sur le fait que vous n’avez pas forcement besoin de faire reconnaître votre prose pour faire des recherches dans vos fichiers) est bluffante, mais n’est utilisable que dans des cas biens particuliers. (Par exemple j’écris ce texte sur mon Tablet, mais à l’aide du clavier, pour un gain de rapidité).
Par contre la vrai révolution c’est d’avoir un PC de la taille d’un écran A4, connecté au Web, sans fil, que l’on peut manier d’un coup de stylo directement sur l’écran … ça c’est royal !

Votre avis général
Hormis pour les fanatiques technophiles de mon espèce, et quelques personnes en particulier qui auraient besoin de prendre beaucoup de notes manuscrites ou de dessiner (un designer par exemple), je pense que la technologie Tablet PC est pour l’instant difficilement accessible au plus grand nombre, et ce uniquement pour des raisons de budget. Les portables Tablet PC étant pour l’instant 1.5 ou 2 fois plus cher qu’un notebook équivalent techniquement.
Cependant, l’ergonomie est fabuleuse, et la prise en main (c’est le cas de le dire) instantanée. Pour ma part je suis accroc, je doute que je revienne en arrière un jour. C’est sûr même ! Sinon ma fille de 3 ans ne pourrait plus dessiner sous mon regard attendri (mais crispé) des jolis gribouillons directement sur l’ écran sans risquer de repeindre la moitié des murs de sa chambre.

les petits logiciels de tous les jours qui me rendent service
– Journal Windows, (comme tout le monde j’imagine …)
– Sketchbook Pro (pour moi, et ma fille)
– Microsoft Snipping Tool (pour faire des captures d’écran au stylet)
– Microsoft One Note (j’ai pas tout compris, mais je m’y emploi)
et surtout :
http://www.globulos.com (je vous laisse allez voir et découvrir pourquoi le Tablet PC est indispensable pour ce magnifique petit jeu multijoueurs en Flash).

{mospagebreak title=Puzznic}

Puzznic

Depuis mon premier Toshiba Portégé, je passe une majeure partie de mon temps (et de mon argent) à chercher la plateforme informatique mobile idéale.
Consultant pour un éditeur de logiciels, je passe près de 60% de mon temps sur la route, allant de réunions de suivi de projet en sessions de formation ou d’assistance aux utilisateurs.
Après avoir épuisé les machines disponibles de ce côté ou de l’autre de l’Atlantique, j’ai eu la chance de découvrir un jour au Japon l’esquisse – encore à l’époque – de ce dont j’avais besoin: un Casio Fiva. La découverte de l’écran tactile, de l’utilisation du stylet pour montrer et écrire directement là ou on veut, a été une vraie révélation. Après de multiples tentatives pour trouver quelque chose de plus abouti (et les achats successifs de presque toute la gamme des Fujitsu Biblo) j’ai fini par jeter l’éponge: pas assez de puissance, peu ou pas communiquants, trop propriétaires…
J’avais fini par me convaincre qu’un ultra-portable classique comme mon Sony SRX était ce qu’il me fallait. Jusqu’à ma rencontre avec le TabletPC Compaq. Sur la papier, tout était séduisant: écran tactile, communiquant, sans fil, léger, assez puissant pour regarder des DivX sous Windows XP – ce qui est pour moi une bonne indication de la puissance nécessaire pour mes vrais besoins mobiles.

Le TabletPC pratique: l

Pourquoi Compaq plutôt qu’un de ses concurrents ? D’abord la carte graphique: l’expérience m’a montré qu’une carte véloce est la clé de voute d’un système agréable à utiliser. Seul Compaq proposait une vraie carte 3D (une déclinaison de Geforce 2). Et puis je joue aussi de temps en temps :-)
Ensuite, le contact rassurant du verre tempé de l’écran, et un vrai coup de foudre pour l’ingéniosité de la conception du clavier/support ont fini par me convaincre.
Profitant d’un voyage aux Etats-Unis, j’ai acheté sur eBay en mars 2003 pour US$1500 un TC1000 à un de ces vendeurs alternatifs. La fréquentation assidue des forums d’utilisateurs m’avait convaincu de la nécessité d’étendre un peu la bête, alors j’ai aussi fait quelques emplettes complémentaires: le disque dur passé à 60 Go, la mémoire étendue à 512 Mo, une carte mémoire compact-flash pour QuickLook, un GPS, compact-flash aussi, un adaptateur USB Bluetooth pour converser avec mon Sony Ericsson P800 et un deuxième clavier pour ne plus avoir à toujours le transporter.
J’étais fin prêt à démarrer. Enfin, à trouver et à apprendre à utiliser les logiciels qui rendraient utile cette nouvelle plateforme.

Je passe la majeure partie de mon temps à lire des documents. Mode portrait, mode paysage selon les besoins, défilement au stylo ou à la molette latérale, rien de plus facile et de plus agréable que de se caler confortablement dans un fauteuil avec le TabletPC sur les genoux ou dans le creux du bras pour parcourir des pages. Bonne nouvelle, tous les outils dont j’ai besoin sont plus ou moins « ink enabled ». Microsoft Reader 2.5, Adobe Acrobat 6, Microsoft Office 2003 Beta permettent en plus tous les trois d’annoter, de surligner, de biffer au stylo de la manière la plus naturelle avec toute une panoplie de stylos et de couleurs. Surfer sur le web est aussi agréable grâce à quelques outils supplémentaires comme IE Inkbar pour écrire les adresses au stylo, ou MyIE2 pour la gestion des pages par onglets.

Je dois aussi signaler au passage que, bien que je sois farouchement rebelle au concept de livre électronique, j’ai été convaincu par celui de magazine électronique que propose Zino. J’ai aujourd’hui 3 abonnements en ligne, et feuilleter un magazine en tournant les pages au stylo, zoomer sur une illustration, regarder une animation, poursuivre la recherche sur le web d’un clic sont des habitudes qui se prennent vite et apportent un confort jusqu’alors inconnu.

Si rien ne peut remplacer un clavier pour la saisie de textes longs, le TC1000 a complètement changé mes habitudes en matière de prise de notes, grâce à la liberté d’écriture et à la rapidité offerte par le stylo. Je n’avais jamais réussi à travailler sans un bon vieux cahier, mais j’ai maintenant réussi à l’échanger sans regret contre sa version électronique.
En réunion, en tête à tête avec un client ou sur un coin de table, pour griffonner un schéma, noter une liste d’informations, un plan de travail, des choses à faire, illustrer son propos par un dessin et faire participer son interlocuteur avec les mêmes outils sont des expériences vraiment enrichissantes. Tous les avantages d’un tableau blanc portable, interactif, sauvegardé, et éditable. Tout au plus dois-je regretter d’avoir à jongler entre des logiciels nombreux et pas vraiment compatibles, selon le type de notes à rédiger: Microsoft Journal, Microsoft OneNote ou Corel Grafigo.
L’ajout de fonds d’écran personnalisables dans chacun de ces logiciels (calendrier, petits ou grands carreaux, textures, logos…) est la vraie bonne idée pour moi. Je peux aussi témoigner de l’impact supplémentaire offert par des diapos Powerpoint écrites à la main, et les réactions de surprise enthousiaste lorsque je gribouille une annotation en direct sur une diapo projetée devant l’assemblée qui m’écoute.

Alias Sketchbook Pro m’est devenu aussi indispensable à moi qu’à mes enfants. Si je n’ai pas de talent particulier pour le dessin, je me surprends régulièrement à l’utiliser pour le plaisir. Son interface basée sur le mouvement du stylo pour le choix des outils ou des fonctions et un vrai tremplin pour la créativité. Et pour l’avoir expérimenté des dizaines de fois, je vous vous assurer que pas un enfant ne résiste à une ardoise magique aussi facile et amusante à utiliser.

Quand il s’agit de communiquer une information, je lance plus souvent RiteMail que Outlook, et il me semble maintenant plus naturel d’envoyer des emails manuscrits que tapés pour toute ma correspondance personnelle, illustrés par exemple par une photo illustrée (avec Sketchbook Pro) en provenance de ma webcam. Un outil comme le Microsoft Snipping Tool ou le Sketchbook Snapshot m’est aussi régulièrement utile pour « découper » un bout d’écran dans une application, l’annoter et l’expédier par mail, pour de nombreux cas d’assistance à distance.
Un autre outil de communication dont je ne saurai plus me passer est la version 6 de MSN Messenger. Plus besoin de taper au clavier les messages, mes correspondants lisent ma prose manuscrite (même si à aujourd’hui personne ne me répond ainsi :-) Ecrire prend plus de temps que de taper c’est certain, mais cela permet de transmettre beaucoup plus que de simples caractères. Le tableau blanc partagé devient véritablement utile avec un stylo. Avec une webcam (Sony PC2) et des écouteurs stéréo avec micro (Plantronics Audio 30) la visioconférence portable et mobile est pour moi un outil quotidien.

Quicklook n’existait pas lorsque j’ai acheté mon TC1000, mais son existence actuelle me semble le plus gros avantage de la plateforme Compaq (je ne crois pas qu’il existe quelque chose de semblable chez les concurrents). Comme tout le monde, je me retrouve régulièrement dans la situation où j’ai besoin d’allumer mon PC pour retrouver une information que j’ai oublié de noter, à un guichet d’enregistrement d’aéroport par exemple. Même en hibernation, le temps de démarrer la machine, puis Outlook se compte en minutes d’énervement pour moi et pour les autres derrière moi aussi. Avec Quicklook, le TabletPC complètement éteint, j’ai besoin de moins d’une seconde pour allumer la machine et naviguer avec le stylo dans une version hypertexte de mes données Outlook. Seule la consultation est possible, mais l’allumage instantané est pour moi l’ultime avantage d’un PDA qui tombe dans l’escarcelle du TabletPC.

Comme mes déplacements se font un peu partout en Europe, peu à pied, mais beaucoup en avion et en voiture, je suis devenu un utilisateur convaincu de Microsoft Autoroute 2003. Si Outlook contient les adresses de tous mes contacts, Autoroute gère leur localisation, ainsi que les plans d’accès. Si le module de calcul d’itinéraire demeure parfois surprenant dans ses propositions, je n’ai pas réussi à prendre en faute la partie cartographie. Toutes les adresses dont j’ai besoin sont là, même au fond des zones industrielles les plus perdues en Europe. Zoomer, déplacer la carte, rechercher la station-service la plus proche sont actions rapides et aisées avec le stylo. L’ajout d’un GPS (un modèle Xtrac SysOn au format compact-flash pour la faible consommation, la sensibilité et la rapidité) me permet de vérifier régulièrement si je suis sur la bonne route, le TabletPC simplement posé à côté de moi sur le siège conducteur de la voiture.

Accessoirement pour d’autres, mais fondamental pour moi, les logiciels édités par la société dans laquelle je travaille ont une interface entièrement graphique, un peu à la Visual Studio. Et je peux construire mes applications visuellement, placer mes boites, tirer mes flèches et choisir les valeurs des paramètres uniquement au stylo. Très impressionnant à montrer. Et tellement naturel.
Pas spécifiquement lié au concept TabletPC, mais idéalement encapsulé dans la plateforme matérielle et logicielle: la communication. Relié au réseau global par la prise RJ-45 quand je suis posé à mon bureau, à celui d’un client ou à l’hôtel, sans fil quand je suis dans la rue, au restaurant, près d’un « spot » (très agréable de pouvoir lire en Wifi l’édition du jour de Libération en prenant un petit-déjeuner dans un Seattle’s Best de Boston), et enfin en GPRS par une connexion Bluetooth quand il ne reste plus que cela, il n’y a plus beaucoup d’endroits où je sois déconnecté (sauf le coin reculé de Bretagne ou j’étais en vacances ces derniers jours :-). Dommage toutefois que Bluetooth ne soit pas intégré. Mais j’envisage de m’équiper de la Mobile Connect Card de Vodaphone pour couper définitivement le lien avec le téléphone lui-même, et disposer d’une tablette totalement autonome pour tous les types de connexions.

Restent les utilisations personnelles de la machine. Et là encore tout est à peu près idéalement conçu pour faire du TabletPC le vrai terminal tout-en-un de ma vie numérique. J’ai déjà mentionné les éditions électroniques de mes magazines préférés, ainsi que mes emails manuscrits ou illustrés. Une taille confortable de disque dur me permet de stocker la sélection des MP3 (quelques milliers) et des DivX (une dizaine) qui m’accompagneront pendant mes déplacements, gérés et lus par le Media Player standard de Windows. Il contient aussi ma base de données photographique (une dizaine de milliers de
clichés numériques à aujourd’hui), gérés par Picasa et Preclick Lifetime Organizer, et retouchées par Adobe Photoshop Elements et Mediachance Photo-Brush. Travailler directement sur une photo avec un vrai stylo est une façon de travailler que je ne pourrais plus imaginer autrement.

Une autre de mes passions a vu le TabletPC me devenir indispensable : l’apprentissage du Japonais. Grâce aux logiciels de Declan Software, je dispose d’un dictionnaire interactif qui reconnaît mon écriture et de programmes me permettant dé vérifier que mes dessins des hiragana, kata kana et kanji sont conformes au tracé officiel. Là encore la réactivité apportée par un stylo qui écrit directement sur la feuille de cours est une aide inappréciable.

Je mentionnerai enfin les quelques jeux que j’ai installés, qui -malgré la faible puissance du processeur- fonctionnent de manière très satisfaisante grâce à la qualité de la carte vidéo. Si Neverwinter Nights n’est vraiment jouable qu’avec une souris externe, piloter un jeu comme Runaway Adventure avec un stylo amplifie le plaisir qu’il procure. Et Flight Simulator 2002, grâce à ses cockpits interactifs, est lui aussi totalement jouable au stylo avec des commandes qui s’activent en cliquant sur les instruments visibles à l’écran. Le mah-jong est une autre de mes passions, peut-être la plus dévorante, et Four Winds Mah Jong suffirait presque à lui tout seul à justifier le TabletPC. Parfaitement intégré au concept, les tuiles se manipulent au stylo presque aussi naturellement qu’autour d’une table.

L’un des arguments les plus fréquents des opposants aux ultra portables (et donc aussi à la plateforme TabletPC) est l’absence de lecteur de CD/DVD. J’ai pris depuis longtemps l’habitude de convertir tous les CD dont j’ai besoin en fichier image compressé avec Farstone Virtual Drive. La place prise sur le disque dur est largement compensée par la réduction de l’encombrement et du poids du matériel, la souplesse offerte, et la vitesse d’accès accrue. Je n’ai pas rencontré de CD protégés qui ne soit pas correctement gérés par ce logiciel. Et puisque le TC1000 est capable de démarrer depuis une clé USB, l’éventuelle restauration des CD pour une nouvelle installation est simplifiée.

Que me manque t-il alors à mon TC1000 pour le transformer en machine mobile idéale ?
Tout d’abord un mécanisme de reconnaissance de l’écriture étendu à tout l’écran, et plus seulement limité à une petite boîte de dialogue. Mais je compte regarder de près Ritepen dès que possible, les avis des utilisateurs semblent très enthousiastes.
Ensuite une version multi-langue des outils Tablet de Windows. J’ai l’habitude d’utiliser Windows XP avec le Multi-language Pack et donc de basculer suivant le besoin de la version anglaise vers la version française ou japonaise par exemple. La même fonctionnalité pour les modules de reconnaissance de l’écriture ou de la parole est un vrai besoin pour moi. Une annonce a été faîte par Microsoft en ce sens, peut-être de bonnes nouvelles bientôt là encore.
Enfin, un ultime effort d’ingéniosité pour le mécanisme de fixation entre le clavier et le TabletPC pour permettre de basculer du mode paysage en mode portrait avec le clavier standard. Je sais que la station d’accueil le permet, mais elle n’est justement pas mobile et elle vient d’office avec une multibay dont je n’ai pas l’usage.

Mais, à aujourd’hui, je ne l’échangerai contre aucun autre appareil au monde…

Update de cet article
Après avoir passé à nouveau quelques jours en tête à tête intensif avec mon TC1000, je me rends compte que j’ai oublié quelques points qui me semblent importants. Je mets cela sur le compte d’une intégration tellement réussie de l’outil à son utilisation qu’il devient invisible.
– il existe un autre usage où ce TabletPC est exactement l’outil idéal, c’est posé sur le pupitre de mon piano numérique, un modèle Casio, équipé d’un port USB. Exactement de la bonne taille, c’est un compagnon précieux pour piloter les fonctions du piano, enregistrer les morceaux joués ou rejouer les morceaux enregistrés bien entendu, mais surtout comme outil de notation musicale. Ecrire ou corriger les notes sur la portée avec le stylo est un autre domaine où l’intégration de l’outil à son utilisation est tellement réussie qu’il devient invisible.
– J’ai aussi oublié de mentionner quelques détails sur le matériel. Un bravo tout d’abord pour le port VGA externe intégré (et pas un connecteur propriétaire comme sur tant d’autre ultra portables -merci Sony-, qui oblige à transporter un adaptateur supplémentaire). Et un regret ensuite, de ne pas disposer d’une télécommande. Impensable de donner une présentation Powerpoint sans un outil de contrôle à distance avec au moins quelques mètres de portée. Bien sûr des périphériques externes existent, mais une solution intégrée est évidemment plus pratique. Toshiba livre une petite télécommande infra-rouge, format carte de crédit, avec la plupart de ses portables ; je ne sais pas si c’est la cas avec sa version de TabletPC.
– Je rebondirai enfin sur un commentaire de HPClean sur l’utilisation des TabletPC en tant qu’outil pédagogique. Fier papa de deux bouts de choux dont un garçon qui vient de faire sa rentrée en deuxième année de maternelle, je suis convaincu de l’intérêt d’un tel appareil pour l’apprentissage. Ecriture, calcul, formes et couleurs … (je suis évidemment intéressé par les programmes préélémentaires :-). La qualité du travail accompli par Alias dans Sketchbook fait naître des idées de logiciels enthousiasmants et je serai heureux d’en discuter avec les personnes intéressées.

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Nicolas RUIZ – Concepteur du logiciel SELINE

Etant responsable technique dans une université, l’apport du TabletPC ne m’est pas indispensable dans mon travail car celui-ci reste soit du développement soit de la prise de son et lors de réunion, un PocketPC avec un clavier pliable (que je possède et qui a servi à écrire cet article) suffit largement. Mais à côté de ce travail, je nourris une passion pour le développement et l’IA. Et quand l’IA essaie de se transformer en assistant, quoi de mieux pour l’exploiter que de l’avoir toujours sous le bras. Les PPC sont certes petits mais leur manque de puissance et surtout leur environnement de développement trop limité (tout est relatif) ne permet pas encore de porter de tels systèmes.

J’ai donc accès notamment à des TabletPC (le NEC) et des PenTablets (les EVITA sous Win2000) pour tester mes développements.

Le TabletPC pratique: l

Je dois dire que ces machines sont formidables : un écran sous le bras, ça me rappelle l’époque où je devais transporter un portable DELL ouvert en courant dans les couloirs et ce n’était franchement pas pratique pour montrer mes travaux aux gens entre deux portes : en plus, c’est lourd un portable DELL.

Quand on prend le NEC par exemple, on se demande s’il n’est pas en carton : à peine 900g !!! Avec un PIII à l’intérieur, c’est génial : en plus, il est assez fin pour rentrer dans une sacoche « normale ». A titre de comparaison, mon PPC avec son clavier font 400g (mais il est vrai que l’encombrement est minime) : en fait, ce NEC me fait penser au dernier portable Toshiba qui pèse 1.01Kg… Avec un clavier.

Les EVITA sont aussi de très bonnes machines un peu lourdes et encombrantes cependant.

En utilisation réelle, le NEC est plus sympathique à utiliser : une différence de 500g toute la journée sur le bras, cela se ressent le soir : en plus, globalement, je préfère la solution WinXP TPC que Win2000 agrémenté d’outils de prise de notes ; enfin, le NEC est infiniment plus agréable à utiliser avec son PIII que les EVITA avec le Transmeta 1Ghz : bon, il coûte plus cher aussi (autour de 3000€ en Europe contre 2500€ environ pour le modèle EVITA le plus équipé).

Comme je m’y attendais, l’utilisation d’un TPC s’apparente beaucoup à l’utilisation d’un PocketPC : reconnaissance de l’écriture, stylet. Donc, le premier manque du TPC, c’est le clavier. On a beau dire, un clavier, c’est quand même pratique, et tant que les constructeurs ne nous proposeront pas de reconnaissance vocale digne de ce nom, il a de beaux jours devant lui (d’ailleurs, comme je l’ai déjà dit, j’utilise beaucoup mon PPC avec son clavier). Le TPC est donc très impressionnant dans son utilisation, mais comme les PPC, il reste cantonné à l’écriture de notes courtes.

Ma seconde impression vis-à-vis des TPC a été identique à celle des PPC : Microsoft nous a filé une démo de WinXP TPC Edition ou quoi ? Sans déconner les gars, sur PPC, Pocket Word et Pocket Excel n’ont que leur nom : parce que, niveau fonctionnalités, pour Pocket Word, on est plus près d’un Wordpad qu’autre chose. Sur TPC, c’est pareil : Microsoft nous sort un Windows Journal excellent sur certains points, nul à ch*** sur d’autres (d’autant que j’ai vu sur Internet les mêmes critiques que les miennes, preuve il en est que je ne suis pas un… Monsieur embêtant ;) ) : elle est où la barre d’outils personnalisable ? Et pour convertir son texte manuscrit, vous n’auriez pas pu nous faire une icône dans la barre d’outils-pas-personnalisable au lieu de mettre « Convertir » dans le menu contextuel (celle-là, elle me fait marrer, sur un TPC ou un PPC, on évite les menus contextuels nom de diou)

Tout cela pour dire que, comme d’habitude avec les produits MS, le matériel est excellent, mais le software ne suit pas : et c’est ce dernier point qui manque à mon avis pour permettre au TPC de décoller. Si MS avait la bonne idée de mettre OneNote dans son WinXP TPC, là, il y aurait la killer application : au lieu de cela, on a droit à un Windows Journal, très intéressant il est vrai, mais qui nous laisse sur notre faim : MS garderait-il des innovations à sortir en dernier recours ? Ou, plus probable, MS sort-il des innovations lentement afin de rentabiliser au maximum le concept et juste lui donner de quoi survivre ? C’est possible mais ensuite, on remarque que les ventes de TPC ne sont pas bonnes.
Bref, comme pour les TPC, je suis déçu, non pas par le matériel mais par le logiciel de base : si je veux exploiter TPC, il faut absolument que j’installe d’autres logiciels et ça, c’est pas cool. D’autant que MS n’a pas fait beaucoup d’efforts pour déployer cette plate-forme, la plupart de ses mises à jour pour les softs existants (Office) ne supportent pas vraiment bien « Ink ».

Par contre, tous ne sont pas comme MS : preuve en est avec Intel ; malgré un quasi-monopôle de cette firme sur les CPU destinés aux portables et aux TPC (80% de parts de marché contre 10% pour AMD !), Intel a sorti une innovation intéressante : Centrino. Même si beaucoup critiquent la faiblesse du débit sans-fil (11Mbits/s contre 54Mbits/s pour les solutions Apple), il faut reconnaître que le Centrino est puissant : Pentium-M rapide et autonome et chipset efficace. Je pense que c’est LE processeur destiné aux TPC (surtout aux TPC purs, les non-convertibles) et qui montre que TPC ne rime pas avec mauvaise performance.

Parlons justement des convertibles et des non-convertibles. Comme je l’ai dit, dans le cas du NEC, le clavier me manque, mais niveau poids, c’est incomparable. Je pense cependant que les deux modèles cohabiteront : les convertibles auront un écran plus grand, seront plus puissants mais plus lourds aussi. Et surtout, cela ne m’étonnera pas s’ils lorgnent sur le marché du portable. Les non-convertibles, eux, seront destinés à des marchés de niche : lecture de documents, prises de notes rapide (pour l’armée – d’ailleurs l’armée US s’en équipe -) ou inventaire (dans l’industrie pharmaceutique ou dans les docks par exemple). D’ailleurs, on voit des gens faire des inventaires dans les supermarchés quelquefois, et ils ont actuellement le plus grand mal à manœuvrer le portable ;)

Du côté des logiciels, ceux qui me plaisent le plus sur TPC se comptent (hélas) sur les doigts d’une main. Une liste valant mieux qu’un long discours…

– Corel Graphico
– Windows Journal
– Seline
– Stickies

On pourrait rajouter aussi DENIM mais, du fait qu’il a été programmé en Java, il est très lent et pour cette raison, je ne l’utilise pas. J’espère pouvoir rajouter OneNote à cette liste d’ici Octobre (les betas étant prometteuses).

Pour le futur, j’espère que les fabricants vont faire preuve d’originalité. Je vais peut-être vous embêter encore une fois avec mon parallèle avec les PPC, mais dans ce domaine, ils sont tous identiques : seuls changent la marque et le prix. Si on regarde du côté des Palm, c’est beaucoup plus innovant : j’espère voir arriver par exemple un TPC non-convertible mais avec un mini-clavier sous l’écran (comme les snaps pour PPC) ou des TPC, qui, une fois insérés dans leur socle chez vous, seraient plus véloces (le socle contiendrait de la RAM voire une carte graphique plus puissante qui nous transformerait notre TPC en bête de course. En effet, le socle pourrait accueillir un dispositif de refroidissement et personne n’a besoin de carte graphique en journée). Bref, un TPC équipé Centrino avec un socle qui le transformerait en PC de bureau chez soi et à qui on pourrait adjoindre un mini-clavier serait le top (personnellement, je serais preneur).

Et nous arrivons à la phase critique de l’avis : étant programmeur, le TPC ne m’apporte pas beaucoup par rapport à un portable : cracher des lignes de code, même avec Ink, non merci. Mais en tant qu’utilisateur (hors programmation), je trouve le concept intéressant : c’est pour cela que je développe sous ce système. Certes, l’écran tactile est un plus par rapport aux portables et leur trackpoint exécrable, mais le vrai décollage du TPC ne pourra se faire que via une baisse de prix (surtout en ce moment, où les prix des portables baissent de manière spectaculaire et les ventes de matériel informatique en général se tassent) : les TPC sont hors de prix, surtout par rapport à ce qu’ils offrent. Mais pour certaines applications spécialisées, ils sont enfin la solution tant attendue… Et c’est tant mieux ;)

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Emmanuel – lefaiseurdechoses

Présentation :
• Emmanuel ANTOINE, Designer graphique et produit, Artisan menuisier/ébéniste.
• Mon activité se répartit comme suit : 30 % design, 60% fabrication ou travaux sur mesure, 10% conseil en aménagement.
• Clientèle : 70 % particuliers, 30 % entreprises.
• Mon Tablet PC : le C111 de chez Acer ( incluant bluetooth) . En location évolutive depuis le 7 juillet 2003.

Le TabletPC pratique: l

• Conditions d’utilisations : comme portable en complément d’un powermac G4, connexion sans-fil entre les deux machines, le G4 faisant office de serveur de fichiers et Internet. Le Tablet PC est utilisé à 70% en poste fixe (convertible + souris) pour concevoir des aménagements, des cuisines, ou des meubles en 3D ( puissance suffisante pour le temps réel, plus lent si l’on veut un rendu, mais tout-de même efficace). Lors du déplacement chez le client, Il permet, de servir de book de présentation (convertible + souris), la réalisation d’un avant projet par un croquis sur photo numérique (mode tablet), assure la visualisation en 3D du projet du client (convertible + souris ou tablet), sert de catalogue pour la quincaillerie (convertible+souris ou tablet).

Les plus :
• le croquis en temps réel. Je me sers pour l’instant peu de Ink, bien que je trouve la qualité de reconnaissance de l’écriture (après un peu d’apprentissage du fonctionnement) très bonne. Cela dit le Tablet PC c’est comme un stylo-plume, ça ne se prête pas…
• le mode Tablet (dessin) et par extension le mode convertible (présentation).

Les moins :
• Microsoft (Hic!).
• Fiabilité du Wi-fi (perte de réglages après mise en veille profonde ou désactivation/réactivation du wi-fi) [NOTA HPClean : pas vu sur le mien …, flasher le BIOS avec la version A1P-A1E.ROM du 01/08/2003]
• Windows journal ne supporte pas la mise en veille profonde (corruption des notes en cours) [NOTA HPClean : pas vu sur le mien ..]
• interface de Windows Journal pas assez ergonomique ( CF Alias scketchpro)
• Capacité de batterie faible, mais rapport capacité/performance correct.
• Gestion de l’autonomie moyenne (globale et processeur) : inhérent à Windows ou Intel ?
• Un mode veille simple trop consommateur d’énergie : bien que la veille profonde compense
• la qualité d’écran en intérieur mais avec luminosité importante : solution trans-réflectif comme les PDA

Avis général :
C’est un outil extraordinaire avec ses défauts de jeunesse. Ce qui pêche encore c’est l’interface logicielle : pas assez ergonomique, trop dépendante de l’interface Windows. Il faudrait à mon avis tendre plus vers un Windows Mobile version Tablet PC, avec accès instantané + applications Windows courantes. Autrement dit un bloc-notes plus intuitif. D’ailleurs en parlant de bloc-notes/à dessin, je pense que je vais tester le EasyBook de chez Oxford qui sort ce mois-ci : 250 € pour un bloc A4 avec papier spécial + un stylo Logitech (technologie ANOTO). A mixer avec un Tablet PC, je pense que ça peut-être très interessant.
Pour la partie technique, bien que la tendance ait l’air de s’inverser, un convertible léger me semble idéal. Ou alors les constructeurs de slates doivent vendre un package complet au même prix que les convertibles. Ceci dit si l’autonomie dépend du poids…(batterie?)

Logiciels de tous les jours.
– La gestion de batterie d’IBM (merci HPClean)
– Alias sketchbook
– Microsoft Reader
– Phoenix (+ rapide qu’Internet Explorer)

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Brusseb

Moi et Mon Job
Brusseb – Sébastien Brusset
Designer indépendant – Exatypo

Mon matériel Tablet PC
Mon tablet PC est le Compaq TC1000, équipé de 768 Mo de RAM, avec une station d’accueil, et un étui Piel Frama.

Le TabletPC pratique: l

Mon choix s’est porté sur ce modèle car il correspondait idéalement à mes attentes : il est utilisable en notebook classique, ce qui était un point important lors de la décision d’achat, puisque ignorant complètement ma facilité d’adaptation à ce nouveau modèle. Son clavier est détachable, pour une utilisation pure en mode tablette. Dans ces conditions, le Compaq est très léger ; maniable, on a l’impression de manipuler un bloc note, ce qui est un gros plus dans ma profession lorsque j’ai besoin de griffonner une idée à la volée, tout cela sur un format proche de l’A4. Son design est à tomber par terre, et il m’était difficile de résister à cet argument, en effet, il était un peu incohérent vis-à-vis de mes clients de discourir sur les atouts d’un design soigné… sur un gros et hideux (désolé) notebook Dell… Fort de ces arguments pour me persuader du bienfait de mon caprice, je me suis lancé dans la découverte de Tablet PC fin 2002.

Conditions d’utilisation
Lors de mon achat, je cherchais à remplacer conjointement mon PDA et mon notebook. J’attendais donc en remplacement de mon PDA la possibilité de prendre des notes à la volée en réunion Produits, de pouvoir exécuter des roughs d’idées de manière plus efficace de par la taille de l’écran et la puissance des outils utilisés. Quant à mon notebook, ils me servaient plus comme moyens de transporter mes propositions chez mes clients pour leur faire visualiser, mais pas du tout comme un outil de travail à part entière.
Comme je l’avais écrit dans ma review pour TabletPC’Corner, le TC1000 m’a fait complètement changer mes habitudes de travail. Tout d’abord, et c’est le plus important, ma tablette est devenu mon ordinateur principal, reléguant ma station de travail aux fonctions de serveur Web (en wi-fi), et de calculateur de rendu de par sa puissance très largement supérieure au Compaq. La très grande majorité de mes dessins 2D sont effectués sur l’ardoise, du rough jusqu’au dessin vectoriel. Concernant le vectoriel, il est extrêmement puissant de retoucher une forme en pleine réunion, directement avec le stylet sur l’écran, c’est bluffant d’efficacité, effet garanti! Beaucoup plus inattendu, j’exécute au moins les 3/4 de mes modélisations 3D directement. La modélisation « à la main » n’est pas forcement plus rapide, mais beaucoup plus naturelle et intuitive, on se rapproche un peu du travail de sculpteur, et donc d’un travail manuel, loin de l’outil informatique. Je ne fais pas la totalité des modélisations sur la tablette à cause d’une part du manque de puissance évident du TC1000 pour certaines opérations, et par manque des raccourcis clavier, ainsi que l’obligation de saisir les distances via l’ink panel, qui peut s’avérer rébarbatif lors d’un travail urgent.
Concernant mon utilisation en déplacement, la plateforme a dépassé mes espérances. Tout d’abord, la saisie de note en réunion via Windows Journal est extrêmement efficace pour un désorganisé tel que moi, impossible de perdre un compte-rendu, tout est classé, imprimable au format A4 pour que mon assistante puisse tout consulter et classer de son côté. Les présentations de projets chez mes clients ont une saveur tout autre. Tout d’abord ils jouent une bonne dizaine de minute avec l’outil, bluffés par les caractéristiques de l’objet. Ensuite, ils se font passer la tablette comme un document pour visualiser un croquis, manipuler une visualisation 3D, ou encore annoter directement sur l’écran des impressions sur des détails. On ne peut pas faire plus efficace.
Une grande partie de mon travail consiste à défricher des tendances, anticiper des comportements sociaux, trouver de nouvelles niches à explorer. Pour cela je surfe beaucoup sur le net, et visualise un grand nombre de documents. Cela a pris une dimension nouvelle, puisque la consultation en mode tablette, sur un canapé, voire dans un lit, grâce au protocole 802.11b (WiFi) est tellement plus agréable qu’être tristement assis au bureau devant un écran. On tombe presque dans le domaine du ludique, presque parce que je suis infiniment plus efficace avec cette méthode. Plus ouvert à l’extérieur, plus détendu, bref plus naturel. J’assimile beaucoup plus vite, et surtout peux annoter mes idées et réflexions en temps réel, et les exploiter directement.
En finalité, ma tablette a remplacé très efficacement mon PDA et notebook, même bien plus. Je regrette tout au plus le PDA pour sa facilité de consultation d’emploi du temps et de contacts. Mais je pense compléter mon TC1000 par un Smartphone, ce qui devrait combler ce manque (je me trompe Galaga ?)

Mes logiciels
J’utilise finalement peu de logiciels. Je citerai pèle mêle la suite Corel draw 10, Rhinoceros 3D, Strata 3D pro, sketchbook, Corel Graphigo, Office XP, Ciel prof Libérale (d’ailleurs beaucoup plus agréable à utiliser maintenant, avachis dans un fauteuil… Moins rébarbatif !), MSN 6.0, etc.

Les plus les moins
Soyons positifs, commençons par les +, sans répétitions avec ce qui a été dit précédemment.
– Le concept : on a un rapport naturel, humain, avec la machine.
– Facilité d’adaptation : ça reste windows XP
– Pas d’incompatibilité avec mes anciens logiciels
– L’intelligence de la conception Compaq : Ecran en verre trempé, boutons électromagnétiques en façades donc aucune aspérité, rotation écran clavier, clavier détachable. Un point important, le système particulier de rotation écran clavier permet de garder, en mode notebook, l’écran très près du clavier, et donc du visage, un peu à la manière d’un minitel. On n’est donc pas gêné du tout par la taille réduite de l’écran.
– Qualité de fabrication
– Autonomie

Les –
– PUISSANCE ! c’est quand même un peu light, j’aurai aimé un processeur un peu plus musclé.
– Grain brillant de l’écran. Gênant dans mon activité, car pour visualiser un rendu par exemple, c’est un peu moins net, un peu moins pétant que sur un TFT classique.
– Pas de port IR ni de Bluetooth, gênant pour la communication avec des appareils mobiles comme les portables ou les imprimantes…
– Etre obligé de passer par des utilitaires tierces pour ajouter des mots au dictionnaire interne, pour avoir un fond d’écran différent en mode portrait et paysage, etc.

Avis général
Est-ce que je replongerais ? Oui sans aucune hésitation, ma tablette est devenu pour moi un outil incontournable. J’attends maintenant avec impatience l’arrivée en puissance des logiciels ajoutant de réelles fonctionnalités supplémentaires grâce au stylet. J’attend également, et peut-être avec encore plus de fébrilité le nouveau Compaq, que j’espère avec le même form-factor, mais aussi un meilleur écran, une puissance de meilleur niveau, et une autonomie d’environ 6-7 heures. Si celui-ci arrive tel que souhaité, mon TC1000 sera immédiatement présent dans les colonnes vente d’occasion !

Utilisation tablette – notebook : 75% – 25%

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En Conclusion

Pas de conclusion dans cet article, l’aventure commence à peine ! Cet article est téléchargeable au format ebook Microsoft reader pour PocketPC, tabletPC et Windows classique. Pour le télécharger, cliquez ici (253 Ko non zippé)

 

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